Le wat Phrathat Doi Suthep à Chiang Mai : premier sur le bling-bling

Le temple Phrathat Doi Suthep (ou พระธาตุดอยสุเทพ) siège à plus de 1600 mètres de haut, sur le mont Suthep à l’ouest de Chiang Mai. Sa fondation légendaire, qui implique un ermite, un éléphant blanc ainsi qu’une demie omoplate de Bouddha, le fait remonter à la fin du XIVème siècle, sans qu’on puisse le dater avec certitude.

dos au début des marches, vers le parking

Le complexe est vaste, arboré et comprend différentes boutiques de souvenirs et d’offrandes, une très grande terrasse avec vue sur la ville et les baraquements des moines, différents pavillons (dont un où les visiteurs peuvent demander aux officiants de les purifier et bénir) ainsi qu’une multitudes d’autels, permettant ainsi à chacun d’aller saluer l’entité qui a ses faveurs sur le moment, moyennant parfois une file d’attente cependant.

Si la cohabitation des imageries bouddhistes et hindouistes ne surprend plus après la visite de quelques de temples, il faut néanmoins admettre que le Phrathat Doi Suthep est dans une toute autre cour niveau dorures. Elles sont en effet absolument partout, des dalles aux toitures en passant par les broderies sur les étoles des statues, aussi l’avons-nous élu premier de notre classement du bling-bling haut la main.

Son architecture, sa taille ainsi que sa relative proximité avec la ville en font un site touristique très fréquenté, où de surcroît les marchands du temple sont légion.Pour plus d’espace, moins de touristes et une toute aussi belle vue mais moins de dorures, je conseille le wat Phra That Doi Kham. À noter également : il faut grimper un peu plus de 300 marches pour y accéder, mais pour les personnes ayant du mal avec ce type d’exercices il est possible d’acheter un trajet en funiculaire (pour précision, le funiculaire facilite la montée, mais il faut néanmoins être capable de marcher, plusieurs sections ne sont pas accessibles aux fauteuils). L’escalier débute avec de gigantesques nagas pour s’achever sur des gardiens qui ressemblent à des lions et dont tous les recoins ont été soigneusement décorés :

Bonus triade sacrée : le bouddha doré option jugement, le bouddha doré option sourire en coin et le retour du dieu du swag ▼

Pour nous y rendre, nous avons pris comme la veille un tuk-tuk, à 200 bahts (environ 5 euros) par personne pour un aller et retour avec plusieurs escales (à mi-chemin de la montagne pour la vue, puis au pied, pour une petite balade jusqu’à une cascade, au retour).

Informations pratiques :

30 bahts pour les étrangers, gratuit pour les thaïlandais
tous les jours, 6h – 18h

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Le wat Phra That Doi Kham à Chiang Mai : le temple du swag

sortie du complexe, vers le parking et le marché

Sur les hauteurs au sud-ouest de la ville, au bout d’une longue impasse escaladant la forêt, se dresse le complexe du Phra That Doi Kham : le temple de la montagne dorée (ou พระธาตุดอยคำ).

avec de forts chatoyantes toitures

La montagne en question était apparemment un repaire de démons anthropophages qui, incapables de faire face à la bonté de Bouddha, se sont convertis pour suivre son enseignement (et ont arrêté de manger des humains dans la foulée). Pour fêter ça, un temple aurait été bâti au sommet, à la fin du VIIème siècle, malheureusement laissé à l’abandon à un tournant indéterminé de l’histoire. En 1966, des habitants des environs explorent la forêt et découvrent une salle pleine de statues de bouddhas, ce qui relance le succès du lieu.

À l’entrée du temple, très fréquenté, un parking et un petit marché se disputent l’espace disponible avant de peu à peu céder la place aux bâtiments religieux. L’accès au complexe est libre, sous réserve bien sûr d’y respecter les mêmes règles que dans les autres temples, mais les dons sont appréciés (et parfois plantés dans des colonnes de polystyrènes, par les fidèles ou les moines) ►

Le temple propose de nombreux gongs aux visiteurs, le but étant de les frotter jusqu’à ce qu’ils résonnent, mais je n’ai pas compris s’ils permettaient de se purifier, de réaliser des souhaits ou autre (et les articles qui pourraient en parler sont payants sur Jstor donc le mystère restera entier) ; apparemment, c’est plus facile avec les mains humides, ce qui tombe plutôt bien avec la chaleur permanente. J. a fait sonner tous les gongs qu’elle a essayé bien plus vite que tous ses prédécesseurs (et moult visiteurs ont filmé ses exploits), espérons donc que c’est bon signe.

Attraction importante du lieu, la vaste terrasse offre une très belle vue sur toute la vallée en contrebas, voire sur les montagnes en face lorsqu’il ne fait pas trop chaud.

Concernant les offrandes directes, il est possible de déposer des fleurs (en colliers, en bouquets, etc.), des feuilles d’or, des pièces, de la nourriture, des boissons (souvent ouvertes, munies d’une paille, mais pas obligatoirement) de l’encens, des bijoux ainsi que des vêtements, auprès de certains autels.

Sans véhicule, il n’est pas facile d’accès, aussi avons-nous préféré recourir aux services d’un tuk-tuk pour 200 bahts (soit environ 5 euros) par personne aller-retour. Il est tout à fait possible de négocier moins, mais avec la distance, la chaleur et l’obligation de nous attendre, nous ne nous sentions pas à l’aise à l’idée de jouer les pingres pour une telle somme.

Bonus gardien différent du jour :

Informations pratiques :

tous les jours, 6h – 18h
gratuit

Le wat Kuan Kama à Chiang Mai ou le temple du poney

Le complexe a été bâti à la fin du XVème siècle, sur l’ancien jardin d’un palefrenier et soldat du souverain local, en l’honneur de son fidèle destrier. Si vous tendez les globes oculaires vers les multiples statues équines (dorées bien sûr) ornant le lieu, vous verrez que leurs auteurs ont pris soin de représenter tous leurs attributs.

Évidemment, ce n’est pas parce qu’on se met soudain à ériger des temples pour de braves animaux dévoués qu’on doit pour autant renverser l’ordre du monde.

Ainsi, nous étions soulagés d’apprendre qu’une partie du complexe était interdite à la moitié de l’humanité. Car des poneys honorables, après tout pourquoi pas, mais des femmes c’est quand même un peu abusé.

Après avoir malheureusement dû écouter un touriste jouer avec le gong à l’extérieur du bâtiment principal (auquel les femmes ont le droit d’accéder), nous sommes allés saluer le Bouddha à l’auréole de néon qui trônait sur l’autel :

Sorti du petit côté misogyne sympathique, ce temple présente surtout une occasion de faire une petite pause marrante au milieu de ce quartier très touristique et chargé de Chiang Mai, les terrasses des cafés étant souvent pleines et débordant sur la route.

Bonus statue de qualité (pas une femme cheval donc, un homme, bien sûr) :

Informations pratiques:

entrée rue Sri Poom
gratuit

Le wat Phra Singh à Chiang Mai : deuxième sur le bling-bling

Architecturalement parlant, la concurrence est rude en Thaïlande : on valse de temples aux couleurs sublimes en complexes luxueusement ornés à en avoir la tête qui tourne. Cela dit, et étant donnée la tendance manifeste à l’éblouissement adoptée par la majeure partie des bâtiments visités, nous avons tout de même tenté de les classer par degré de dorure dans un objectif d’ordonnancement de ce nouvel environnement.

Ainsi, nous commençons avec le temple qui figure sur la deuxième marche de notre podium : le Phra Singh (วพระสิงห์วรมหาวิหาร ou Phra Sing Wora Maha Wihan), à Chiang Mai, dont la construction remonte au milieu du XIVème siècle. S’il peut certes sembler relativement sobre de prime abord, une fois dépassé le bâtiment principal c’est paillettes sur les pagodes !

sans lunettes de soleil, c’est douleur des rétines assurée, car les feuilles d’or réfléchissent la lumière à fond les ballons

Derrière le bâtiment principal se trouvent des écoles et dortoirs pour les moines, les pagodes ci-dessus ainsi que de nombreuses statues de religieux illustres (dorées, évidemment). Néanmoins, en ouvrant l’œil, on peut aussi remarquer quelques directives bilingues peut-être censées orienter les passants vers un meilleur chemin, ambiance :

la vertu a plus de valeur qu’un diplôme universitaire

il ne peut y avoir de gloire pour les paresseux, même séduisants

jusqu’à la mort rien n’est suffisant

Pour voir la statue de Bouddha hébergée sur place se balader en ville et se faire asperger d’eau, il faut venir à la mi-avril, lors des processions du festival Songkran.

Bonus gardien différent :

Informations pratiques :

entrée à la fusion des rues Singharat et Samlarn, face au début de la Rachadamnoen road
le premier hall (Viharn Luang) est payant : 20 bahts, mais pas l’entrée du complexe
tous les jours, 06h – 17h
ce temple étant très connu, je conseillerais plutôt une visite (très) matinale.

Le wat Arun en travaux à Bangkok

vers le hall principal – de la porcelaine, Rama IX et de petits animaux de bon goût

Situé sur la rive ouest du fleuve Chao Phraya, en face du wat Pho auquel il est relié par quelques pas vers l’embarcadère ainsi qu’une navette à 4 bahts, le wat Arun (วัดอรุณ ou « temple de l’aube » du nom du dieu hindou de l’aube Aruna) est particulièrement connu pour les marches de sa tour offrant une jolie vue sur Bangkok, mais dont les deux tiers nous étaient inaccessibles à cause des travaux de restauration, et sa décoration de porcelaine.

Sa construction remonte au plus tard au début du XVIIème siècle et il n’a cessé d’être enrichi par les souverains successifs, ce qui confère une impression de foisonnement à certains ornements. Il abritait d’ailleurs le Bouddha d’émeraude avant de perdre son statut de temple royal en faveur de l’actuel détenteur du titre sur l’autre rive, ça n’est donc pas tout à fait un petit temple de quartier, ce qui lui vaut d’être est assez activement visité par touristes et croyants.

dans le hall principal

Seul l’accès à la tour est payant, l’entrée du hall principal est libre, sous réserve de respecter le code vestimentaire évidemment (déchaussage à l’entrée, épaules et genoux couverts donc pas de shorts, jupes courtes, débardeurs; etc.), mais semble fermer ses portes plus tôt.

Bien sûr, les bâtiments restent sublimes – la porcelaine étincelle, les dorures scintillent, les gardiens ont des poses étranges – mais j’avoue être un peu déçue de ne pas avoir pu escalader (parce qu’avec des marches de cette taille c’est le bon verbe) la tour principale pour admirer les environs ; d’autant que nous avons dû faire face à quelques obstacles humains et logistiques pour l’atteindre comme pour en repartir. J’aimerai bien y refaire un saut si l’occasion se présente, voire en capturer une impression de nuit.

Les employés du trafic fluvial ne parlant qu’un anglais très limité, il est assez difficile d’obtenir des informations sur les différents types de bateaux comme sur les horaires ou encore les solutions alternatives en cas de soucis. Aussi, si nous avons pu grimper dans un express (orange) à l’aller, pour 15 bahts le trajet par adulte, au lieu du bateau touristique (bleu) à 40 bahts l’aller simple, nous avons toutefois été surpris d’apprendre au moment de repartir du wat Arun que le trafic sur le fleuve était interrompu ce jour là à 15h exceptionnellement. Aucune affiche n’en parlait, ni même le site touristique consacré aux bateaux et couses disponibles sur le fleuve. Heureusement, la navette permettant de rejoindre la rive est fonctionnait toujours et nous avons pu retomber sur nos pattes.

Informations :


50 bahts
l’entrée pour les étrangers, gratuit pour les thaïs
de 8h à 18h00 tous les jours officiellement, mais le personnel a commencé à virer les gens à 17h
site web (intégralement en thaï)