Cardiff ou Caerdydd en version originale

Cardiff street art castleCapitale du Pays de Galles depuis 1955, Cardiff en est également la ville la plus peuplée avec ses 346 mille et quelques habitants. Comme nombre de ses camarades de la région, elle a été fondée par les Romains puis investie par les Normands avant de surfer sur la révolution industrielle charbonneuse et métallique qui a agité tout le pays au XIXème siècle. Je détaillerai un peu cette histoire lors de la visite du château dans un prochain article, car le développement de cette région est étroitement lié aux décisions de la noblesse locale.

le château de Cardiff depuis le parc Bute

le château de Cardiff depuis le parc Bute

Cardiff galleryDe nos jours cependant, les docks qui ont jadis fait la richesse de la famille Bute et par ricochets de la ville elle-même servent davantage au tourisme qu’au commerce. En effet, pôle économique local et grande cité estudiantine, Cardiff accueille résidents de toujours comme visiteurs de passage et de tous horizons. Des cultures diverses s’y rencontrent et créent un mélange très rafraîchissant après plusieurs mois dans le blanc nord. La ville semble étrangement divisée en deux pôles distincts : son cœur grouillant à visiter à la fermeture sous peine de ne rien voir (et ça aurait tout de même été dommage de passer à côté de « Madame Fromage » ◄), où l’on zigzague d’allées couvertes appelées arcades en ruelles piétonnes depuis le château jusqu’à la gare, et son bord de mer marchand peuplé de restaurants et animé d’un centre culturel et sportif, d’autant plus vivant que l’heure avance et que la semaine arrive à son terme.

en orange sur la droite

en orange sur la droite

C’est lors d’une promenade sur ce dernier que, tentant d’immortaliser les jolis jeux de lumières que les néons projetaient sur les vagues en contrebas, je me suis à moitié fait agresser par une dame d’un âge honorable et dans un état d’ébriété certain. Elle m’a attrapée de dos par dessus mon sac, m’encerclant complètement de ses bras, et a tenté de me secouer en comptant moitié en anglais moitié en gallois. Étant donné nos formats respectifs, elle n’est pas arrivée à grand chose et à rapidement abandonné pour m’ordonner plutôt de la prendre en photo, prenant dans la foulée la pose en s’avachissant sur la rambarde. Face à mon refus poli, elle s’est fendu d’un très distingué « well fuck off then » (qui peut se traduire comme approchant le « ben va te faire foutre alors » ) et est repartie avec ses amies qui n’ont à aucun moment jugé bon d’intervenir. Néanmoins, comme je suis sympa, je l’ai quand même prise en photo ▲

et les reflets en question

et les reflets en question

revisitation du Voyage vers l'ouest

revisitation du Voyage vers l’ouest

(Évidemment, je ne partage pas cet épisode uniquement pour le plaisir de râler sur les habitudes socio-ethniques de l’autochtone. J’en profite simplement pour souligner que lors de ce week-end où le pouls de la ville battait au rythme du tournoi des six nations retransmis dans tous les bars, les hommes que j’ai vu pisser contre la vitrine des magasins à 20h, tout comme celles et ceux qui ne marchaient déjà plus debout à 18 ou vomissaient généreusement à droite à gauche, avaient depuis longtemps passé l’âge de la crise d’adolescence).

marché couvert de Cardiff, entre l'église de saint Jean-Baptiste et la place Victoria

marché couvert de Cardiff, entre l’église de saint Jean-Baptiste et la place Victoria

dragon du parc Bute

dragon du parc Bute

Globalement, la ville me semble plus proche de Londres que de Manchester par exemple. Certes, les briques rouge sont légion, mais les espaces verts également.

Pour ce qui est de l’aspect « pratique » : le trop grand centre commercial saint David (dans lequel je me suis peut-être momentanément perdue, nous ne le saurons jamais) est ouvert jusqu’au soir, ce qui permet d’avoir accès à des toilettes gratuites et relativement propres. Attention cependant, l’eau des lavabos est brûlante – ainsi que nous en informent les encarts explicatifs à côté des robinets – et empêche donc à la fois de se laver longuement les mains et de se ravitailler en eau potable. Pour ce faire, il faut donc visiter l’atelier réfection de bébés à l’entrée des toilettes pour femmes, où la température du robinet est réglable (moyennant le regard accusateur des grands-mères de passage). Il y a deux boutiques de la chaîne Prêt à Manger : une dans ce même centre commercial ainsi qu’une sur Queen street, qui permettent de récupérer un sandwich à 2£ et un brownie à 1.50 par exemple. Les cafés ferment entre 17h et 17h30, ce pays est désespérant.

heureusement c'est le printemps et y'a plein de fleurs poilues pour nous remonter le moral !

heureusement c’est le printemps et y’a plein de fleurs poilues pour nous remonter le moral !

La ville abrite également l’assemblée nationale du Pays de Galles au milieu des restaurants de sa baie ainsi que moult productions artistiques ouvertes à l’interprétation. J’ai par exemple personnellement décidé que ceci était une fibule pour cape de géant :

Cardiff modern street art

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Londres : passion tulipe

London passion tulipes buckingham palace

chez mémé

au parc St James

Parc St James

Attention il ne s’agit pas de se moquer d’un potentielle erreur de commande ni rien ; ça peut arriver à tout le monde, 5 bulbes qui se transforment soudainement en plusieurs millions d’un malheureux coup de clavier. Mais du coup TOUS les parcs de la ville, en plus des parterres de devant chez la reine-mère, sont peuplés exclusivement de tulipes. Laquelle fleur, bien que très élégante et chromatiquement sympathique, n’est même pas l’emblème du pays (qui est donc la rose, au cas où).

Regent's park avec un nain infernal traumatiseur de canards

Regent’s park avec un nain infernal traumatiseur de canards

tous. les. parcs. TOUS !

tous. les. parcs.
TOUS !

C’est un peu l’antéchrist parfait des jeux pokémon où l’on doit parcourir le vaste monde pour attraper le plus de bestioles différentes possible : là il s’agit de coloniser l’intégralité des espaces verts avec un seul type de plante.