Miyajima 宮島 1 : Daishô-in, sanctuaire d’Itsukushima et crottes de daims

Depuis le batal

Depuis le batal

Pour aller à Miyajima (宮島), accessible en ferry de la gare de Miyajimaguchi (宮島口駅) elle-même rejoignable en train depuis Hiroshima, il vaut mieux trouver de quoi se loger autour de la gare ou à Hiroshima. Le ferry de la JR est gratuit pour les heureux détenteurs du JRPass*, sinon il y a une seconde compagnie : Matsudai ferry boat, qui assure le même trajet, pour une durée qui m’a semblé similaire (soit à peut-être dix minutes) et… euh… au même prix que la JR. Le train est également gratuit si JRPass, sinon il faut payer ou passer par le tram qui met cent millions d’année pour moins cher, par contre c’est le terminus, on peut pas se tromper.

Exemple d'encéphalopathie spongiforme locale.

Exemple d’encéphalopathie spongiforme locale.

Alleeeez juste un p’tit touuuur !

Alleeeez juste un p’tit touuuur !

Une fois sortis du bateau, on est accueillis par les daims (dit shika : 鹿) qui en ont après nos poches et strictement rien à faire d’être dans le passage. L’île est plus peuplée en août qu’en février, naturellement, mais si le sanctuaire d’Itsukushima (厳島神社) ou le Daishô-in (大聖院) par exemple sont bondés, il y a nettement moins de promeneurs dans les chemins qui partent à l’assaut du mont Misen. En allant au Oku-no-in (奥の院 qui porte foutrement bien son nom de temple du fin fond du bout du monde) j’ai dû croiser 5 personnes en tout.

Nomnomnom les petits enfants perdus ♪

Nomnomnom les petits enfants perdus ♪

La spécialité de l’île, ce sont des gâteaux en forme de feuille d’érable japonais (non ça n’est pas du cannabis) fourrés à la pâte de haricots rouge, c’est pourquoi on croise à tout bout de champ une mascotte-daim brandissant fièrement une friandise souriante (même si en vrai les charmants petits quadrupèdes mangent de tout, y compris les tickets d’accès au sanctuaire et votre âme, gardez les près de vous).

A marée haute donc !

A marée haute donc !

Le-dit sanctuaire d’Itsukusima est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco et fait partie des « trois vues les plus célèbres du Japon » avec Amanohashidate (天橋立) et Matsushima (松島). Donc bonus touristes plein pot, de l’intérieur du Japon comme de l’extérieur. Paraîtrait que les premiers sanctuaires sur place datent du VI° siècle, bon, je sais pas ; toujours est-il que Taira no Kiyomori (平清盛), alors chef du clan Heike (平家 ça s’écrit pareil Taira/Heike c’est juste que ça peut se lire différemment selon la position de la Lune et l’âge du facteur, youpi les kanjis !) a grandement contribué au développement du sanctuaire de bord de mer, sauf qu’il a complètement brûlé durant la première moitié du XIII° siècle et que ce que l’on en voit aujourd’hui remonte donc, au plus tard, à la seconde moitié de ce même siècle. Le monsieur a tout de même son propre autel à quelques mètres du sanctuaire d’Itsukushima. L’entrée est pas chère, les bâtiments sont classes et il a les pieds dans l’eau. Comprendre : par égard pour vos narines visitez-le à marée haute. Il est dédié à trois kami féminins et marins : Ursula, Nessie et Scylla (non je plaisante hein, chères kami dont la grandeur n’a d’égale que l’illisibilité ♥ c’est juste que j’arrive jamais à lire vos noms avec les lectures impaires tout ça).

Un peu plus haut, au pied du mont Misen, trône le Daishô-in. Il a été fondé par Kûkai (空海 un moine revenu de Chine avec des enseignements de bouddhisme ésotérique plein sa besace, qui s’est aussi posé au Mont Kôya, « vers » Ôsaka) en 806 et appartient donc à la secte Shingon. Mais il est quand même rigolo à voir parce qu’il a plein de statues très jolies/décalées. Les bâtiments sont très beaux, et le complexe possède une grande collection de Jizô (habillés ou non, souriants en général, sous forme kawaï ou pas, etc.) en plus d’un grand Tengu, celui juste en dessous là ▼ entre Anpanman et Avalokiteshvara/Kannon Bosatsu.

Miyajima Daishoin triptyque

Les petits enfants sont toujours très appréciés des religieux ♥

Les petits enfants sont toujours très appréciés des religieux ♥

On peut commencer l’ascension du mont Misen par un chemin à côté du Daishô-in, ou plus loin en continuant le long du bord de mer, devant l’aquarium, voire faire le fainéant et acheter un trajet en téléphérique. Le panorama se mérite mais par contre le Oku-no-in n’est à mon sens pas une étape obligatoire (d’autant qu’on fait le même chemin aller-retour pour l’atteindre et que certains passages se font un peu à la sauvage dans des ronces à taille humaine. Ou alors j’ai pas pris le bon chemin, c’est une éventualité…). Donc se poser sur un rocher c’est aussi très bien.

La vue est pas dégueulasse, ça va, Imhotep.

La vue est pas dégueulasse, ça va, Imhotep.

Après on peut miam une glace aux crottes de shika pour se réconforter, youpitralala ! (En fait c’est de la publicité mensongère, il s’agit juste d’une sorte de popcorn recouvert de chocolat japonais).

Constipation de cervidé sur crème vanille, miam !

Constipation de cervidé sur crème vanille, miam !

 (photos zontils cliquez photos ♪)

* Sinon c’est 170 yens un aller adulte, et 80 pour un troll (si besoin, vous pouvez aller vérifier sur ce lien).

PS : désolée pour les photos disposées aléatoirement et autre buggs d’affichage, j’ai finis par négocier comme j’ai pu avec le Gimp parce que c’est compliqué à mettre en page.

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