Hong kong et le soleil des dernières heures

depuis Kowloon vers l'île de Hong Kong

depuis Kowloon vers l’île de Hong Kong

Évidemment, ce n’est que quelques tours de montre avant notre vol que la pollution a daigné s’éloigner, mais nous avons au moins eu le plaisir d’embrasser la ville du regard avant de devoir la laisser derrière nous.

La galerie couverte au 37ème étage (car Hong Kong est une ville où il ne faut plutôt pas trop avoir le vertige) de la résidence des supers M. et S. faisant le tour des immeubles, nous avons aussi enfin pu apercevoir le sommet de la montagne qui surplombe leur maison (celle sur laquelle nous avions peiné deux jours avant) :

hong-kong-day-view-from-kowloon-mountain-sideDu coup, le Bob a décidé que nous devrons revenir à Hong Kong en période d’ensoleillement un brin plus prolongée. Mais pour le moment : Bangkok !

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Le pic Victoria, le parc et le paresseux

hong-kong-victoria-peak-viewLa veille de notre départ, et malgré la pollution qui n’en finissait plus de faire semblant de se lever, nous avons voulu tenter d’aller admirer la vue de la ville depuis le pic Victoria. Heureusement nous avons aussi pu nous balader dans le parc ainsi que les jardins botanique et zoologique en contrebas, suite à une aussi légère que momentanée perte d’orientation, car la ville n’a eu que faire de nos efforts et est restée drapée dans son nuage.

pour accéder au tram, il faut traverser le parc

pour accéder au tram, il faut traverser le parc

ça grimpe un peu

ça grimpe un peu

hong-kong-victoria-peak-view-accessAttention, au guichet de la station de tram pour monter jusqu’au sommet du pic, les affiches mises en avant ne parlent que de la formule combinant le tramway et l’accès à la terrasse panoramique « Sky Terrace 148 » (soit 75$ hongkongais l’aller et 88$ pour un aller-retour), mais il est tout à fait possible de n’acheter qu’un ticket de tram à 32$ l’aller (45$ l’aller-retour). La tour qui abrite la terrasse est une sorte d’entassement très dense de boutiques et restaurants, donc plutôt dispensable.

hong-kong-victoria-peak-steep-viewPour admirer la vue, les jours où la météo le veut bien, il est possible d’emprunter un chemin adjacent à la tour : « Lugard road » (盧吉道). Déjà parce que la petite marche est sympa, au frais, sans autre touriste, et aussi parce que c’est gratuit, ce qui ne gâche rien, tout en étant accessible aux fauteuils roulants.

Une fois constaté que nous ne voyions pas grand chose malgré notre altitude et le Bob enroulé dans mon écharpe pour cause de vent frisquet, nous avons pris un bus d’assaut pour redescendre tranquillement (et pour moins cher qu’avec le tram ou en taxi).

De retour vers Central, nous nous sommes lancés dans une chasse au restaurant entre un troupeau de gratte-ciels et une assistance par google maps pas très pointue.

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Comme les nuages avaient l’air de vaguement se remuer vers le large, nous avons décidé de continuer notre exploration hasardeuse et avons fini par entrer dans les jardins botanique et zoologique où, soudain :

un paresseux à deux doigts apparaît

un paresseux à deux doigts apparaît

hong-kong-botanical-garden-exitIl a escaladé tranquillement la cage sous les hurlements indignés de ses jean-foutres simiesques de colocataires, probablement modérément ravis de devoir partager leur logement. Une des meilleures surprises de notre voyage, assurément (le Bob l’a filmé, la vidéo fera peut-être surface un jour prochain). Le jardin zoologique – surtout pourvu en marsupiaux, tortues et chiens de prairie – reste tout de même assez glauque à visiter, étant donné les animaux enfermés ; aussi avons-nous rapidement embrayé vers le jardin botanique, dont les occupants semblent moins privés de liberté.

L’endroit est plus visité, peut-être car plus plat et mieux pourvu en bancs, mais assez calme, surtout si l’on prend en considération le fait qu’il sert d’aire de jeu à tous les mini-bipèdes du coin et est littéralement ceint de voies rapides.

Informations :

Accès à la station de départ du tram par le métro, station Admiralty (lignes bleue « Island line » , rouge « Tsuen wan » et verte « South island » ) suivi d’une traversée du parc
La gare de tram se situe entre le parc de Hong Kong et l’accès aux jardins zoologique et botanique

Le couvent de Chi Lin et les jardins de Nan Lian

hong-kong-chi-lin-nunneryhong-kong-nan-lian-gardens-koi-pondAvant de laisser Hong Kong derrière nous, je reviens à notre premier jour sur place où, quelque peu assommés par le voyage, le décalage horaire et la pollution, nous avions opté pour une visite piétonne facile.

Le couvent de Chi Lin (志蓮淨苑) et les jardins de Nan Lian (南蓮園池) forment un îlot de calme et de verdure au milieu de la bruissante verticalité environnante. Reliés par un pont enjambant la route qui les sépare, les deux bâtisses sont gratuites, quoique quelques pavillons du jardins exigent un prix d’entrée.

Tous deux récents, le couvent datant des années 30 et les jardins ayant ouvert en 2006, ils ont toutefois été conçus selon le style de la dynastie Tang (VII-Xème siècles), le premier étant d’ailleurs à ce jour le plus grand bâtiment à emboîtements de pièces de bois (sans clou aucun). Pour les curieux, une petite galerie à l’entrée des jardins détaille les principes de l’architecture classique utilisés dans différentes constructions religieuses et/ou politiques.

hong-kong-nan-lian-gardens-pagodahong-kong-chi-lin-nunnery-rocks-exhibitLe couvent comme les jardins valent le détour, ne serait-ce que pour cet effet de décalage produit par le contraste entre les bâtiments de style classique émergeant des arbres et les immeubles alentours. Cela dit, les bouddhisants y trouveront également leur compte, au sein des jardins de pins par exemple ou encore dans la cour du couvent où différentes pierres assorties d’enseignements bouddhiques (traduits en anglais) sont exposés.

Comme les photos l’illustrent bien, la pollution fut notre compagne de tous les instants au cours de cette escale. Néanmoins, et bien qu’elle empèse considérablement l’horizon comme les poumons, elle ne nous a pas pour autant gâché le séjour, car nombre de balades sont encore possibles, à condition de ne pas les faire au pas de course. Le couvent et les jardins étant quelque peu excentrés, car à Kowloon et non sur l’île de Hong Kong elle-même, ils peuvent être l’occasion d’une jolie pause après une balade dans les quartiers centraux plus touristiques.

Informations :

station « Diamond hill » (鑽石山) de la ligne verte Kwun Tong
horaires introuvables mais la plupart des pavillons payants du jardin ferment vers 17h

Crapahuter à Hong Kong

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"la route est droite mais la pente est forte" comme qui dirait

« la route est droite mais la pente est forte » comme qui dirait

Nos hôtes S. et M. étant de festival le week-end de notre squattage, ils hébergeaient également deux amies venues de Corée dans leur grande générosité ainsi que leur grand salon. Se sentant plus portées par leurs chaussures de marche que leurs chaussons de danse, elles se sont jointes à l’idée de M. d’explorer les chemins montant à l’assaut de la montagne derrière chez elle.

C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à batailler sec sur une piste qui relevait davantage de l’escalade que du parcours de santé. Car si la plupart des chemins de randonnée hongkongais sont apparemment pavés, voire pourvus d’escaliers comme les premiers mètres de notre parcours, il est encore possible d’en trouver de plus accidentés.

Une fois aussi haut qu’il nous semblait raisonnable de grimper, le balisage nous a salement enduit d’erreur et notre première tentative de descente a été interrompue par un a-pic de deux mètres. Heureusement, nous avons pu retourner sur nos pas et rentrer en affrontant la pente à grands renforts de glissades sur les fesses et de rattrapages aux branches tout à fait littéraux.

c'était pentu pour de vrai

c’était pentu pour de vrai

Comme nous n’étions pas vraiment dans la forêt, nous n’avons pas eu de soucis, mais les environs de Hong Kong étant peuplés d’animaux auxquels les Occidentaux ne sont pas habitués, il vaut mieux éviter de partir seul et ne surtout pas nourrir les singes inconnus.

Bonus moquerie : une des convives coréennes étant prof de massage, elle s’est essayée à délasser les muscles de certains d’entre nous quand nous admirions notre progression avant de redescendre. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque qu’elle s’attaqua à mes mollets : « But… you have no muscle ?! » ( « Mais… tu n’as aucun muscle ?! » ).

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Le village de Tai O

hong-kong-tai-o-villageA l’ouest du grand Bouddha, toujours sur l’île de Lantau, le village de Tai O (大澳 ou « grande crique » ) trempe ses pilotis dans le sud de la mer de Chine. Les habitants y vivent essentiellement de la pêche depuis le début du XVIIIème siècle et du tourisme depuis plus récemment, et quoique restant assez économes de traductions.

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poney de l'angoisse, temple Kwan Tai

poney de l’angoisse, temple Kwan Tai

os de baleine, temple Kwan Tai

os de baleine, temple Kwan Tai

hong-kong-tai-o-village-streetPlus ancien que Nong Ping et moins plastifié, Tai O abrite de vieux temples avec des animaux étranges, des maisons semblant plus ou moins stables et moult ruelles en suspend sur les eaux. Les bâtiments anciens comme les plus orientés tourisme sont toutefois sur la terre ferme.

On ne peut s’y baigner car les locaux rejettent à la mer foultitude de déchets peu compatibles avec la bonne santé (eaux usées, vélos, briques cassées, etc.), mais il existe apparemment des plages, au sud et à l’est de l’île, sur le chemin du bus 11, bien plus adéquates.

Pour les non-baigneurs, Tai O est une escapade plutôt bienvenue, loin de la frénésie de Hong Kong et nettement moins visité que son voisin religieux sur les hauteurs. Attention cependant : les plans sur place ne sont pas forcément d’un grand secours, l’emplacement des temples étant par exemple assez aléatoirement reporté ; par contre il y a de très bons beignets et des idées déco gouleyantes.

hong-kong-tai-o-village-street-snow-white-dwarvesY aller :

arrêt « Tung chung » (東涌), terminus de la ligne orange éponyme : Tung Chung line
sortie B, puis bus 11
ou, depuis le grand Bouddha : bus 21